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Les PPP, la « Pire Politique Possible »

Depuis que le gouvernement Charest a commencé à parler des partenariats public-privé, les fameux PPP, le mouvement syndical s'insurge, les qualifiant tour à tour de « Pire Politique Possible », « Le Public Profite au Privé », « Patronage, Partisanerie, Petits amis ».

Mais les syndicats ont-ils raison de monter aux barricades ? En fait, le mouvement syndical s'oppose aux PPP principalement parce qu'ils sont devenus un outil que le gouvernement Charest utilise pour réduire la taille de l'État afin de soumettre les services publics à une logique marchande.

Le gouvernement Charest est obsédé par l'État, sa taille, sa lourdeur, ses coûts et son aspect « tentaculaire et obèse », comme le dit la plate-forme électorale du PLQ en 2002. Un État qui serait anachronique, qui « date d'une autre époque ». Un État dont il est impératif de « rétablir le fonctionnement » et de « mettre au diapason de la mondialisation ».

Un gouvernement libéral plutôt conservateur

Le gouvernement libéral de Jean Charest a fait sien le slogan conservateur « No government is best government ». À cette obsession pour le « moins d'État », le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) oppose une autre vision. Non pas « plus d'État », mais « mieux d'État » car, s'il est vrai que l'on peut améliorer le fonctionnement de l'État, il est faux de prétendre que le modèle québécois est à mettre au rancart.

Les PPP,  une remise en question profonde des façons de faire de l'État

La mise en oeeeeuvre de partenariats public-privé vise essentiellement à mettre le Québec au diapason de ses partenaires commerciaux. C'est l'outil privilégié par ce gouvernement pour se conformer aux traités de libéralisation des échanges qui présupposent une réduction substantielle de la taille de l'État et une commercialisation accentuée des « marchés publics ». Tout comme dans le cas de la révision des relations contractuelles avec le secteur privé prévue au Plan de modernisation 2004-2007, l'introduction de partenariats public-privé ne constitue pas une réforme administrative mineure, comme on voudrait bien nous le faire croire, mais bien une remise en question profonde des façons de faire de l'État, un affaiblissement de l'identité nationale québécoise.

Une autre vision de la société est possible

Vouloir démanteler les institutions qui ont contribué à façonner la différence québécoise revient à saper l'originalité québécoise. L'État québécois est un des États les plus avancés à bien des chapitres, notamment pour ses programmes sociaux. L'abolition du cinquième de la fonction publique, le recours au privé dans les services publics et la privatisation des biens communs tels qu'il est proposé par Jean Charest ne sont pas des actions qui nous conduiront vers un État plus moderne. Aux partenariats public-privé proposés par le gouvernement néolibéral de Jean Charest, le mouvement syndical et populaire doit opposer une vision sociale alternative fondée sur la valorisation et la  promotion du patrimoine public. Une tout autre vision de la société et du « vivre ensemble » pour le bien commun.

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Dans cette section du site on retrouvera les principaux avis et mémoires présentés par les organisations membres du Secrétariat intersyndical des services publics sur les PPP : la CSQ, le SFPQ et le SPGQ. Le lecteur y trouvera des analyses détaillées des enjeux soulevés par différents projets de partenariat.